...va te coucher!
En Swahili, si on fait une erreur de frappe, d'un moustique sur le bras on peut vite se retrouver avec une chèvre sur le bras.
C'est, tout de même, beaucoup plus lourd.
mercredi 24 octobre 2012
samedi 20 octobre 2012
Pole pole
Et il n'est pas question de barre verticale là dedans
J’ai visiblement adopté le rythme local étant donné que la
fréquence de mes posts a tendance à s’étendre de plus en plus.
Voila bientôt 1 mois que je suis installée à Zanzibar et
j’ai déjà atteint le tiers de mes objectif
j'ai un appart
j'ai des amis
j'ai mangé du homard et de la cigale de mer
j’ai visité presque la moitié de l’île
je n’ai toujours pas la malaria
j’ai de l’anti-moustique naturel et local
j’ai une membership card chez le vendeur de jus de canne à sucre
je connais le prix d’un chapati
j’apprends le Swahili
j’ai usé de remèdes douteux aux plantes
j’ai caressé des tortues
et puis surtout…j’ai un nouveau boulot (plus de détails dans un prochain post)
j'ai des amis
j'ai mangé du homard et de la cigale de mer
j’ai visité presque la moitié de l’île
je n’ai toujours pas la malaria
j’ai de l’anti-moustique naturel et local
j’ai une membership card chez le vendeur de jus de canne à sucre
je connais le prix d’un chapati
j’apprends le Swahili
j’ai usé de remèdes douteux aux plantes
j’ai caressé des tortues
et puis surtout…j’ai un nouveau boulot (plus de détails dans un prochain post)
Pour ne rien gâcher, je me suis faite invitée au mariage de la nièce de l’ancien président de Zanzibar (un type pas super correct à ce que j’en lis sur la page Wikipédia…et puis comme Wikipédia a toujours raison, comme une blonde j’y crois), juste parce qu’apparemment je suis sympa. Bon, visiblement les Zanzibarites n’ont pas l’air vraiment exigeant. Plutôt chouette, on a mangé (beaucoup), on a bu (pas mal), ils ont dansé (peu). Et je suis, désormais, dans les photos de famille de la bourgeoisie Zanzibarite. Poa !
Je rencontre, cependant, un léger souci avec mon coloc qui trouve bon, quelques soit l’heure de la journée, de toujours filer dans la douche 2s ¾ avant que je ne décide d’y aller. Et sa douche = 3 douches de fille. Un problème, du moins, tout à fait surmontable.
A part ça, il fait, selon moi, un rien trop chaud.
Ninaweza kwenda kazini , kwa heri !
Petite note pour Européens désarmés : Un appartement de 5 pièces avec balcon à rénover coûte, ici, 7000€. A bon investisseur, salut !
mercredi 3 octobre 2012
Back to the future
Avec Abdulla dans le role de Marty Mc Fly
Devant le retard accumulé dans mes posts, je me vois contrainte de faire un ultra super méga condensé (mieux que Le Chat machine) de ma vie de feignasse. TFT* oblige.
Nous sommes rentrées à Arusha avec mon acolyte Magali, bizarrement saines et sauves.
Quelques courses plus tard, Mag repart pour le grand Nord et moi je fais du Kung Fu avec les moustiques.
Hébergée par une bonne âme Canadienne, je travaille sur un site web d'une agence de safari que vous aurez bientôt le plaisir de découvrir.
Je mange la moitié des avocats du continent pour noyer mon désarroi professionnel, que j'arrose parfois de vin sud-africain. Et je pars en safari via l'agence pour laquelle je travaille non-officiellement. Beh oui, il faut aller prendre des photos pour le site Internet.
Je choisis donc le meilleur cuisto de la ville, la meilleure copine de la ville, et les parcs que je n'ai pas encore vu pour me détendre le temps d'un week end prolongé.
Alors au final, tout ça, ça donne ça (j'ai des actions dans le "c" cédille):
Puis, devant la tonne d'opportunités professionnelles qui se présentent à moi à Arusha, je décide de partir pour Zanzibar. Il fait meilleur de zoner au bord de la mer avec du homard que dans une tornade de poussière avec de l'ugali.
Je mange la moitié des avocats du continent pour noyer mon désarroi professionnel, que j'arrose parfois de vin sud-africain. Et je pars en safari via l'agence pour laquelle je travaille non-officiellement. Beh oui, il faut aller prendre des photos pour le site Internet.
Je choisis donc le meilleur cuisto de la ville, la meilleure copine de la ville, et les parcs que je n'ai pas encore vu pour me détendre le temps d'un week end prolongé.
Alors au final, tout ça, ça donne ça (j'ai des actions dans le "c" cédille):
Puis, devant la tonne d'opportunités professionnelles qui se présentent à moi à Arusha, je décide de partir pour Zanzibar. Il fait meilleur de zoner au bord de la mer avec du homard que dans une tornade de poussière avec de l'ugali.
Kazi njema na wote!
*TFT=Tanzanian Flexible Time
*TFT=Tanzanian Flexible Time
mardi 25 septembre 2012
mardi 18 septembre 2012
Tant qu'il y de l'espoir...
...il y a de la vie
Nous devons repartir de Gombe à 7h00 pour arriver (normalement) à Kigoma à 13h00 pour prendre (normalement) le train de Kigoma à Tabora à 17h00.
Je finis par croire qu'en Swahili il n'y a pas de mot pour traduire "normalement".
Levée 6h, le bruit assourdissant des vagues au travers des fenêtres de la chambre ne me dit rien qui vaille. Puis, 10 minutes plus tard vient la tempête, les pluies tropicales, l'orage et le tonnerre.
Ça tombe bien, nous devons prendre la barque dans 45 minutes. Me voilà rassurée. Ça aurait été bien trop facile de prendre le bateau sans tempête et vraiment pas Tanzanien.
8h00: Notre bateau arrive. Il doit (normalement) amarrer sur le ponton mais comme la norme est faite pour être brisée en Tanzanie, le bateau s'arrête à 10m de la plage.
Quitte à couler plus tard, autant être déjà mouillée. Nous marchons donc dans le lac, l'eau jusqu'au hanches, et devons attraper au bon moment l'escalier (1 marche) du bateau qui tangue allègrement.
Chouette! Tout le monde a réussi (nos sommes alors 4 Wazungu) à monter à bord du bateau.
Maintenant, 2nde épreuve, nous devons nous déplacer de la proue du bateau jusqu'à....plus loin visiblement.
Le 1er, Américain, marche aisément sur la bâche verte savamment disposée sur l'ensemble du bateau.
Moi, 2e, tente de marcher sur les sacs de farine en évitant les gens et de faire l'équilibre sur des poutres en bois. La bâche verte ayant été déplacée.
Magali...se démerde comme elle peut.
La dernière, on a pas regardé...
Alors assise à côté de l'Américain, et surprise de sa rapidité à se disperser sur le bateau, je lui demande comment il a fait.
Réponse simple:
- "Ah ben j'ai marché sur la bâche verte, je pensais qu'il y avait des sacs de farine en dessous mais en fait c'était des gens. Donc...ben....j'ai marché sur les gens."
- "Ah parfait mais tu ne t'es pas dit que c'était bizarre sous tes pieds quand même?"
- "Ben non, ils ont pas bougé."
C'est vrai que c'est tout de même plus simple de marcher sur les gens plutôt que de les éviter. J'y penserai à la prochaine occasion.
Le bateau part. L'eau est très proche de nous. Et l'orage recommence.
L'Américain me rassure, l'eau est chaude.
Nous devons nous cacher sous la fameuse bâche verte pour éviter la pluie. Dans la cale, des dizaines de femmes, enfants et grand-mères peinent à respirer car les aérations sont rares. Par chance, nous sommes assis sur les bords du bateau. L'odeur des corps et des respirations sous cette bâche est nauséabonde. J'ai l'impression d'être une réfugiée du Burundi.
Note pour plus tard: il n'est pas toujours bon de comprendre le dialecte local.
Après 3h00 de bateau, des jeux "tu préfères" pour détendre l'atmosphère, le conducteur fumant une cigarette à côté du moteur et 2 fois "on a vu l'eau de très (trop) près", nous voici au port de Kigoma où il faudra à nouveau sauter dans l'eau parsemée de détritus.
Un parcours de santé ce pays, j'vous l'dit!
dimanche 16 septembre 2012
J'ai Free...
... et j'ai tout Gombe(ri)
Aujourd'hui, jour de la grasse mat'. Après 7h de sommeil nous décidons de prendre notre temps et de nous organiser pour aller à Mahale, Atlantide terrestre.
Après un petit déjeuner à l'huile de friture nous allons nous renseigner chez Tanapa (Office des Parcs Nationaux Tanzaniens). Des sept personnes présentent dans le bâtiment et qui font office de statue, l'une nous répond que Mahale n'est pas envisageable étant donné notre temps et notre non-argent. Nous optons donc pour le plan B, Gombe Stream National Park.
(Gombe est le plus petit des parcs Tanzaniens: une fragile bande forestière où vivent les chimpanzés qui ont été rendus célèbres par les travaux de Jane Goodall).
Il nous reste 1h pour rentrer à l'auberge, faire les sacs, acheter à manger pour 3 jours, et aller au port prendre le seul et unique bateau public de la journée qui dessert tous les villages de la côte.
Même pas peur d'abord!
12h30: Nous quittons le port de Kigoma à la meilleure heure de la journée, sur une barque en bois, un sac de farine à gauche et trois bidons de pétrole à droite...près du moteur.
16km et 3h plus tard, nous voila à Gombe où nous devrons passer au moins deux nuits.
C'est comme ça, c'est la règle et tu poses pas de questions; sinon tu prends ton bateau privé que tu as loué 350$ et tu te démerdes pour rentrer chez toi.
Découverte des lieux et bière apéro.
Le lendemain, réveil Tanzanien (6h). Ca tombait bien car on avait quand même fait la grasse mat' jusque 8h la veille.
Fraîches comme des beignets Tanzaniens, nous partons à la recherche des Chimpanzés. Nous n'irons pas bien loin car après 20 minutes de marche, les voila qui débarquent comme des racailles.
Je suis la dernière du groupe et un premier Chimpanzé s'arrête devant moi et commence à manger mon pantalon. Tout à fait rassurée, je demande au guide ce que je dois faire...même si au fond je sais bien qu'il est peu probable que je doive gifler le Chimpanzé et partir en courant. Réponse: rester immobile.
Tel un tronc d'arbre, je reste stoïque et attend tranquillement qu'un deuxième Chimpanzé vienne se joindre à son ami. A cette allure, je suis cul nu dans 30 minutes...
Nous passons 2h30 en compagnie des Chimpanzés, des épines dans les bras et les fesses, mais tout va bien car nous en avons vu une vingtaine et de très très près.
Au retour, baignade dans une cascade et "promenade" Tanzanienne jusqu'au village prochain.
- "Mais, c'est loin le prochain village?"
- "Oh non! 30-40 minutes"
Nous mettrons 2h30 à vive allure.
Pole rafiki.
mardi 11 septembre 2012
Pendant ce temps là, au lac Tanganyika
Notre plan de sortir du bus en pleine brousse, de marcher 1h30 jusqu'au parc Mahale et d'appeler un ranger une fois arrivées tombant à l'eau, nous décidons de rester dans le bus jusqu'à Kigoma, de marcher 2 minutes jusqu'à l'auberge et de passer la journée à boire du thé au lait.
Une fois de plus, panne au beau milieu de nul part. Désormais habituées, nous prenons "randomly" le prochain bus qui arrive où qu'il aille. Deux places sont libres, les deux sont chacune à côté d'hommes armés. Je soupçonne les Tanzaniens de s'être levés pour laisser deux luxueuses places, à nous, pauvre Wazungu. Complètement rassurée je demande à mon voisin vêtu d'un gilet par balle et d'une arme que je n'ai vu que dans les films, pourquoi...mais pourquoi donc?!
D'un air très tranquille il me répond: "C'est pour les attaques terroristes".
Hummm, bien, mais une fois encore pourquoi et surtout...comment ça les attaques terroristes?
"Oui, la RDC (République Démocratique du Congo, pays voisin) étant instable, il peut y avoir des attaques."
Ah ben...
Kigoooma! Kigoooooma!
Une fois de plus, panne au beau milieu de nul part. Désormais habituées, nous prenons "randomly" le prochain bus qui arrive où qu'il aille. Deux places sont libres, les deux sont chacune à côté d'hommes armés. Je soupçonne les Tanzaniens de s'être levés pour laisser deux luxueuses places, à nous, pauvre Wazungu. Complètement rassurée je demande à mon voisin vêtu d'un gilet par balle et d'une arme que je n'ai vu que dans les films, pourquoi...mais pourquoi donc?!
D'un air très tranquille il me répond: "C'est pour les attaques terroristes".
Hummm, bien, mais une fois encore pourquoi et surtout...comment ça les attaques terroristes?
"Oui, la RDC (République Démocratique du Congo, pays voisin) étant instable, il peut y avoir des attaques."
Ah ben...
Nous arrivons à Kigoma saines et sauves après 12h de bus et décidons de nous reposer...pour de vrai cette fois-ci et de manger des lé...des lég....des légumes. Ça fait tellement longtemps que nous n'en avons pas vu qu'on se demande encore à quoi ça ressemble.
Nous entendrons la chanson de l'été dont je me permettrais quelques interprétations à l'avenir, pour le plus grand plaisir de Magali.
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